Clichy ou la mosquée de la discorde. Quand les élus font fi de la loi.

Ces derniers jours, le département des Hauts-de-Seine a vécu un petit événement à l’échelle d’une ville. La mosquée de Clichy a été démantelée et ses fidèles, priés de libérer les lieux.

Rappel des faits.

Cette salle avait été aménagée sous la précédente municipalité PS et louée sous un « bail précaire », [valable 1 an, renouvelable une fois], à l’UAMC qui comptait la racheter. Le Figaro

A l’échéance du bail, le nouveau maire (LR) Rémi Muzeau, élu en 2015, avait décidé de transformer en médiathèque le lieu (…). À noter qu’il avait parallèlement inauguré en mai un nouveau lieu de prière dans sa ville. (…) Le Figaro.

Juin 2016 : le bail précaire des associations est arrivé à terme.

10 août 2016 : ordonnance d’expulsion prononcée par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. L’Union des Associations Musulmanes de Clichy (UAMC) demande l’annulation de l’ordonnance d’expulsion.

7 novembre 2016 : une décision du Conseil d’État vient rejeter le pourvoi en cassation de l’UAMC.

22 mars 2017 : la décision d’expulsion de la préfecture des Hauts-de-Seine est mise à exécution. Quelques images sur la page de Forces Laïques 92 où nous montrons du doigt une situation qui, si chaque responsable politique, associatif, religieux respectait la loi et considérait chacun dans ses différences, n’adviendrait pas.

J’accepte difficilement que des personnes soient obligées de prier dans la rue, faute de lieu dédié. Dans quel pays vit-on pour tolérer une telle situation ? Non seulement, ces gens sont malheureux de ne pouvoir exercer leur foi sous un toit mais encore, même si la préfecture ne l’avance pas, le quotidien de centaines de Clichois, citadins et commerçants s’en trouve modifié. Nul ne peut se réjouir de cette situation.

De fait, l’on constate une méconnaissance manifeste de la loi

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Déchéance de nationalité

Photo Constitution Française BisJe ne suis pas historien, je ne suis pas juriste, je ne suis pas journaliste. J’essaie tout de même de savoir, d’avoir un avis et surtout de ne pas laisser les autres décider à ma place de ce qui est bien pour moi, les miens, mon pays sans essayer de comprendre. Lorsqu’une décision est prise, une loi votée, je ne m’y oppose pas parce-qu’elle émane d’untel. Je l’analyse et je l’accompagne pour qu’elle trouve un sens pour le bien commun.

Annoncée seule, la déchéance de nationalité apparaît comme un objet maléfique brandit par quelques opportunistes mais pas que. Ces gens-là ne représentent qu’eux-mêmes puisqu’une large majorité de la population se déclare favorable à la mesure d’extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français reconnus coupables de faits de terrorisme. D’autant que le discours de ceux qui s’expriment en criant très fort, ces temps-ci, est audible mais ne convainc pas. Ce sont ceux-là-même qui

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