L’humour s’en va… ou Bigard contre les woke

Pardon mais l’humour graveleux me faire rire, parfois même aux larmes, tellement il est vrai, sincère, sait mettre en situation, parvient à mettre en exergue ces moments dans lesquels on se sent différent, en souffrance ou tout simplement con.

J’ai vu ce tweet[1] de Jean-Marie Bigard par lequel il dénonce la nouvelle bien-pensance qui s’installe au pays des libres penseurs, des grands acteurs et des libres humoristes. Quelle que soit la catégorie à laquelle il appartiendrait, là n’est pas l’objet. Il écrit qu’il n’est jamais invité aux Césars car « trop beauf », « trop vulgaire » et « pas assez à l’image que le milieu parisien se fait de la véritable culture ». Ceux-là s’approprieraient donc une part de nous, de ce qui nous a vu naitre et nous a accompagnés dans le passage du 20ème au 21ème siècle. Je me souviens des Desproges, Bedos et autre Coluche… Comment seraient-ils perçus, en 2021 ? Comment seraient-ils traités dans les médias ? On en a un aperçu avec le traitement réservé à l’un de leurs

Ce n’est pas la première fois que l’artiste fait publiquement part de son état d’esprit ou de son avis sur ses vision et conception de la société. De temps à autres, je lui dis sans que mes mots l’atteignent : « Jean-Marie, tais-toi, putain ! »

La vulgarité de Jean-Marie Bigard fait débat, secoue les esprits, interpelle les sensibilités, choque. Ses prestations m’ont toujours plu. Il m’a souvent fait marrer comme rarement d’autres humoristes y sont parvenus. Sorte de « vulgarité sensée » qui permet de mettre le doigt sur les maux de la société et de dédramatiser des rapports entre hommes et femmes toujours plus complexes de nos jours et agrémentés, exacerbés par des revendications portées par des personnalités en mal d’existence, par des groupements, des associations, des communautés qui veulent s’imposer à la société toute entière. Bigard, lui, veut juste nous faire marrer.

L’égalité entre les sexes est une évidence que nul être sensé ne pourrait vouloir remettre en question. Bigard est de cette trempe que de moins en moins d’artistes arborent fièrement durant leur carrière. Pointer du doigt, se moquer, rire de, inviter à regarder en face est une nécessité. Se regarder dans le miroir, voir la société telle qu’elle est, c’est ce que permet la parenthèse humoristique

L’humour est un art. Celui de faire rire jusqu’à des dizaines de milliers de personnes en un même lieu au même moment. Bigard a réussi cela. Il est le seul humoriste à s’être produit au Stade de France et réuni 52.000 spectateurs !

Lorsqu’il est sans tabou, l’humour permet à chacune et chacun d’accéder de manière décomplexée à la vulgarisation de la société, à ses maux et souvent de s’extraire, le temps d’un one man ou one woman show, de sa propre condition ou handicap. Pendant 1 heure trente à 2 heures, on expie ses peurs, ses craintes, ses souffrances.  Les différences ne sont plus prépondérantes. Elles disparaissent au profit d’une Concorde, celle d’êtres qui font le choix de se rassembler le temps d’un spectacle pour rire, s’esclaffer ensemble. Et si l’on n’aime pas, on peut s’en aller ou même ne pas venir.

Les prestations de Bigard rassemblent autant d’hommes que de femmes. Des beaux, des moches, des gros, des maigres, des minus, des blancs, des noirs, des jaunes, des mi-homme mi-femme. On y trouve même des timides, des bien coiffés et des patentés. Tous se marrent que Bigard les mime dans ses sketches et ils en redemandent. Moi aussi.

Pourtant, comme tant d’autres, bien que m’étant régalé d’un sketch graveleux, je ne suis plus rassuré. Me marrer sur le « lâcher de salopes » pourrait me coûter cher. Alors je me repasse ces 5 minutes de rire aux larmes dans un coin de mon esprit. Pour être en phase avec la nécessaire égalité hommes-femmes, je me suis laissé aller à un hypothétique « lâcher de goujats » qui eût été un sketch de Caroline Vigneaux ; il s’avère que j’en ai ri aussi, secrètement bien sûr. Selon l’humoriste féministe, « le sexe n’est pas un handicap ». Selon moi, l’humour graveleux ne devrait pas en être un. Celui de Bigard (son humour, pas son sexe), non plus.

Oui, la société évolue… Il devient difficile de se marrer publiquement ainsi que de narrer ou mimer la dernière trouvaille pour la simple raison que c’est marrant. L’humour, autrefois instantané, communicatif devient vindicatif. Avant de décider de rire à une blague, une histoire contée avec légèreté, il convient de scruter son environnement proche, au travail, en famille, entre amis, de surcroît en public. « Dis-moi qui te faire rire, je te dirai qui tu es pour mieux te dénoncer ». Sorte de chasse aux sorcières comme on chasse Pépé le putois[2], « le french lover » dans les dessins animés de Warner Bros pour mieux revisiter les moeurs et leur donner une autre saveur. Quelle est cette nouvelle ère dans laquelle se mêlent perte de sens et besoin irrépressible de remplacer une histoire par une autre. si la culture française passe par Bigard, elle passe aussi par Belattar, cet autre humoriste en soutien de la propagande islamiste[3] du CCIF[4], mis en examen pour menaces de mort, menaces de crimes réitérées, envois répétés de menaces malveillantes et harcèlement moral[5] ou encore placé en garde à vue pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique[6] » en marge d’un déplacement du Président de la République aux Mureaux en février 2018. À noter que le chef de l’État avait, lui-même, nommé l’humoriste sulfureux au Conseil présidentiel des villes la même année. Bigard, lui, a été interdit de tournée d’été 2019 après un sketch polémique[7]. Mimer le viol d’une patiente par son médecin interpelle et choque. À bien y réfléchir, ce qui est alarmant dans ce pays, c’est que quiconque puisse envisager d’abuser sexuellement d’une femme et plus encore de passer à l’acte parce-qu’il se sent libre de le faire. Nonobstant le fait que la victime n’ira probablement pas témoigner et encore moins porter plainte. C’est celle-là, la réalité qu’il faut voir à propos des violences faites aux femmes. Au lieu d’interdire Bigard, on ferait mieux d’interdire le viol !

Il est à considérer que la bien-pensance a changé de camp. Qui aurait pu pensé que choisir le candidat Macron en 2017 pour donner des repères et du sens à nos vies aurait pour effet l’accélération de la promotion de l’indigénisme[8] et du décolonialisme[9] , déjà initiée sous l’ère Hollande ?

La récente cérémonie des Césars[10] nous l’a démontré. Cette séquence télévisuelle nous a offert un florilège de tout ce que nous ne connaissions pas il y a encore peu, au siècle dernier. Le remplacement d’une culture par une autre, peut-être plus prolifique financièrement puisque passée à une heure de grande écoute, finalement. On y a vu des gens à poil revendiquer … On y a vu des artistes encourager la délinquance et la criminalité… Il y a encore quelques années, l’art du cinéma rassemblait toute la société. Dès lors, il est une tribune politique dont le cadre, très circonscrit, s’attache à valoriser les minorités et les débordements les plus sales.

Voilà comment la télévision française, et le service public n’est pas en reste, concourt à la cancel culture. Oui, il faut même oublier la francisation des mots. À jamais oublier le second degré.

 

[1] Tweet de Jean-Marie Bigard à propos de la cérémonie piteuse des Césars

[2] VIDÉO. Pépé le Putois accusé de sexisme : « Il aurait été très intéressant de faire évoluer ce personnage ». Lire l’article du Parisien

[3] Se déclarer républicain tout en animant une soirée de gala du CCIF, telle est la taqiya des barbus extrémistes

[4] Le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) a été dissout pour « propagande islamiste »

[5] Lire l’article de Barbara Lefebvre pour Le Figaro, le 29 mars 2019

[6] Lire l’article de 20 Minutes du 20 février 2018 « Yvelines : L’humoriste Yassine Belattar a passé sept heures en garde à vue »

[7] Lire l’article d’Europe 1 du 6 mars 2019 : « Jean-Marie Bigard : une cinquantaine de dates de sa tournée annulées après une blague polémique chez Hanouna »

[8] le terme indigénisme est utilisé en France pour désigner le courant de pensée qui défend l’identité des populations issues de l’immigration post-coloniale et qui considère que leur statut social subalterne s’apparente à celui des indigènes en vigueur durant la période coloniale, au Maghreb et en Afrique noire. Lire sur La Toupie

[9] La stratégie des militants combattants « décoloniaux » et de leurs relais complaisants consiste à faire passer leur idéologie pour vérité scientifique et à discréditer leurs opposants en les taxant de racisme et d’islamophobie. Lire l’article paru le 28 novembre 2018 dans Le Point

[10] Revoir la 46ème édition de la cérémonie des Césars

Illustration de "Bigard - Nous les femmes"

De l’esprit libre en politique

Au 1er tour, je me suis engagé auprès de Jean-Luc Bennahmias, président du Front Démocrate, candidat à la Primaire de la Gauche, des Démocrates et des Ecologistes.

Au 2nd, j’ai souhaité que Manuel Valls l’emporte, principalement pour son positionnement sans concession sur la Laïcité. Les électeurs de gauche en ont décidé autrement. Soit.

Rassembler fut le mot d’ordre de tous. C’est bien. Savoir qui, c’est mieux. Savoir et dire pourquoi est un gage de considération et impose une certaine crédibilité. Aucun, à part Bennahmias, n’a souhaité rassembler au-delà de son camp, le Parti Socialiste et c’est bien dommage.

Certes, Mélenchon est dehors. Les écolos réfractaires, aussi. Les Progressistes ? Aussi. Malgré la tentative du président du Front Démocrate d’appeler à un arc progressiste allant de l’électeur mélenchoniste à celui de Kosciusko-Morizet. Force est de constater qu’on ne l’a pas écouté et que l’électeur de gauche a fait le choix d’un candidat tourné vers l’extrême gauche. Bien sûr, il y eu la proposition du Revenu Universel emprunté à Jean-Luc Bennahmias sauf que dans la bouche de M. Hamon, la dimension accordée à ce projet ne fut qu’abordée par le biais de la pauvreté. Eut-il fallu le vendre avec conviction tel un projet de société d’ampleur. Je crains que les électeurs de M. Hamon n’aient su saisir la pleine dimension d’une telle proposition mais nous aurons à coeur de revenir sur le sujet et de le proposer inlassablement.

De fait, je ne parviens pas à percevoir quel projet de société nous offre le Parti Socialiste et sa nouvelle édile. Ce dont le pays a besoin, c’est d’une vision. La France repose sur des bases solides mais solide ne veut pas dire inébranlable si l’on fait le choix de ne pas investir pour l’avenir ni celui de faire confiance à la jeunesse. Certains diront qu’il faut laisser le temps à Benoît Hamon de nourrir son projet mais tout de même, pour moi, entretenir la pauvreté de certains territoires, encourager le communautarisme et empêcher les jeunes de s’émanciper, n’est pas digne d’un représentant du peuple, encore moins du représentant suprême.

Partout où le vide existe, le néant s’installe… et beaucoup, à gauche, l’y aident, à l’instar de M. Hamon. Je ne saurai vous dire ma déception à l’issue de ce scrutin car je pense que les électeurs historiquement de gauche n’ont pas saisi l’importance de la séquence politique. Force est de constater qu’ils ont fait le choix de vouloir revivre les gloires du passé, les luttes ouvrières, les victoires qui avaient mené le pays à de formidables avancées sociales et sociétales. Cette fois-ci, électeurs de gauche, vous vous êtes trompés de combat. Comme vous vous êtes d’ailleurs trompés en plébiscitant les frondeurs du quinquennat qui s’achève, Benoît Hamon, en tête de file. Hamon-Mélenchon, tel est le visage de la Gauche, désormais.

Le monde du travail change… et son rapport avec chacun. Penser au retour du plein emploi n’est que lubie de l’esprit ou refus d’un monde qui bouge. Vouloir le bien de tous, c’est accepter que chacun ne dispose plus d’un emploi tel que rêvé au 20è siècle et investir pour un nouveau modèle social.

C’est pour cela qu’au Front Démocrate, à travers le Revenu Universel, nous proposons une politique de redistribution des cartes géographiques et sociologiques. Le désengorgement et le désenclavement de nos territoires est une nécessité. Leur gouvernance, tout autant. Repenser nos villes et nos campagnes, notre priorité. Comment, à l’heure du numérique et de l’intelligence artificielle, les candidats à la Présidence de la République ne proposent-ils pas de projet de développement économique par les nouvelles technologies qui, pour certaines, n’auront même pas été exploitées, les dernières les ayants surpassées. Le salarié français subit le monde du travail parce-que l’État n’accompagne pas le changement et par-dessus tout, n’investit plus depuis longtemps. L’Éducation Nationale en fait d’ailleurs les frais. Pour mémoire, ce ministère dispose du plus gros budget. Pourquoi fabrique-t-il des jeunes actifs au chômage ?

Le logiciel doit être revu en profondeur. Les partis politiques, nécessaires à la gouvernance d’un pays, doivent se transformer. Les citoyens français en ont besoin. Leur avenir en dépend.

Choisir un avenir, pouvoir faire des choix, l’esprit libre, en tant qu’êtres humains émancipés, c’est ce que je souhaite à chacun et à nos enfants.


Qu’importe le sujet, pourvu qu’on ait l’insulte

J’ai récemment été la cible d’une professeure d’un collège de Toulouse, sur un réseau social. Méchanceté, méprise ou encore inconsidération.

Je ne la connais pas. Avant cette séquence, nous n’avons jamais échangé, ni vocalement, ni même par écrit.

Je ne suis pas rancunier ; je n’ai d’ailleurs pas été touché par ses insultes.

Je tiens toutefois à partager ma pensée concernant l’attitude de cette personne car je la considère comme nocive.

J’invite d’ores-et-déjà celles et ceux qui voudront défendre cette femme impolie et insultante à balayer devant leur porte.

 

Le 15 février, je me suis installé devant mon poste de télévision. Le ministre Blanquer était l’invité de L’Émission Politique sur France2. Une professeure d’histoire-géographie de l’académie de Toulouse, référente Laïcité pour son collège, était présente sur le plateau pour interviewer le ministre de l’Éducation Nationale. Cette dame est, par ailleurs, co fondatrice et figure de proue de l’association Vivre La République aux côtés de C. Pina et militante du Mouvement Républicain et Citoyen d’un certain J-P. Chevènement.

Lorsque vient son tour de s’adresser à M. Blanquer, je me dis qu’elle va le questionner sur la mission flash à propos des relations école-parents qu’avaient communiqué les députées A. Bergé et B. Descamps, le 31 janvier dernier. J’avais considéré ce rapport comme piètre et à charge contre les enseignants de l’Éducation Nationale, pourtant bien accueilli par ledit ministre. Mme Boudjahlat l’avait, elle-même, qualifié publiquement de « banal et tristement idéologique ».

Il n’en fut rien. L’enseignante, nullement intéressée par la considération que son ministre de tutelle lui accordait à elle et à ses pairs, lui fit un formidable accueil. Toutefois, il est bon d’entendre quelqu’un féliciter publiquement un ministre en exercice. C’est suffisamment rare pour le souligner.

L’interpellation sur l’enquête très flash et très circonscrite au 78, ne vint donc pas. La première question de cette dame, séquence de 2 minutes qui m’interpela et me fit réagir par un tweet, fut dédiée à des constats d’absence de fillettes pendant des séances de piscine organisées pendant les heures d’éducation physique et sportive. En effet, il semble qu’à Toulouse des parents et des médecins dispensent des écolières de séances de sport pour des motifs saugrenus. La professeure nous parle de combinaison anti allergie ne couvrant pas les pieds, par exemple. Soit. Nous sommes tous interloqués et je me questionne sur les moqueries que peuvent essuyer ces fillettes concernées. Nous sommes bien d’accord que les parents jouent un rôle primordial dans l’éducation de leurs enfants et ne doivent en aucun cas (qui n’est en tout état de cause pas majeur), les soustraire à l’environnement scolaire, ni d’aucune des disciplines enseignées pour quelque motif que ce soit. Voir et dire ce que l’on voit a du sens et chacun d’entre nous de saluer celles et ceux qui prennent cette responsabilité, quelques fois ce risque, de décrire ce qu’est leur quotidien professionnel. Par-dessus tout, l’École est le lieu de rencontre de nos jeunes générations ; ses missions assurent à chaque élève de s’y sentir accueilli et lui permettre un égal accès à l’instruction et à la connaissance par la culture, la géographie ou encore l’histoire…

C’est alors que la séquence de Fatiha Boudjahlat démarre à 1h05’00’’. Il se passent 7 minutes pendant lesquelles le mot Laïcité est cité maintes fois sans que ni le ministre ni Mme Boudjahlat n’évoque une situation sensée mettre en exergue cette nécessaire Laïcité. Mais au fait, c’est quoi, la Laïcité ? C’est la chance (pas tant que cela puisque ce sont des siècles de lutte contre le clergé qui ont permis son avènement) de ne plus être gouvernés par un clergé, quel qu’il soit, synonyme de ségrégation et de contraintes liberticides en tous genres. C’est aussi la chance de vivre dans un pays où l’on peut librement exercer le choix de croire ou ne pas croire, de blasphémer, chez soi, en public. Encore faut-il ne pas naître dans une famille où les lois de la religion prévalent sur celles de la République.

Alors, j’ai twitté. J’avais, à cet instant, mal à ma Laïcité. La référence à un quelconque prosélytisme ne vient que lorsque Mme Boudjahlat employa les mots « islam », « catholiques », « juifs ». Ces termes n’ont été prononcés qu’à 1h12’01’’ ! Enfin, nous y étions. Nommer la religion n’est pas un crime, en France. A quoi bon cette retenue ? Monsieur le Ministre ? Madame Boudjahlat ?

 

Alors voilà. On jette la Laïcité en pâture, à une heure de grande écoute. On fait des sous-entendus.

Le ministre Blanquer juge les problèmes concrets en lien avec la laïcité, alors qu’on a parlé de « fuite des filles des cours d’éducation physique et sportive ».

Il est dit que « des médecins font des certificats médicaux de complaisance » : quelle est le rapport à la Laïcité ?

 

La Laïcité ne peut être opposée au néant. Il faut bien comprendre qu’un tel principe républicain, un tel socle de la société française ne peut être utilisé à n’importe quelle sauce. La laïcité est inscrite dans la Constitution française. La Loi de 1905 lui est consacrée. D’autres, en partie. 1,5 millions de téléspectateurs ont regardé L’Émission Politique. La plupart, j’imagine, aura trouvé que la professeure avait un franc parler et proposait un discours plutôt novateur à une heure de grande écoute. Je suis l’un de ceux-là. Pourtant, la 1ère séquence m’a révolté et ai souhaité interpeler le ministre et son interlocutrice. Le meilleur moyen d’y parvenir fut de sauter sur mon compte Twitter et leur ai posé la question suivante : « qu’a à voir la Laïcité avec le fait que des écolières n’aillent pas à la piscine, monsieur Blanquer et Mme Boudjahlat ? ». 7 minutes sur 10 de temps de parole. Sept minutes pendant lesquelles le ministre de l’Éducation Nationale et la professeure d’histoire échangent sur une situation dans laquelle on constate que des écolières ne vont pas à la piscine pour des raisons équivoques. A cela, ils disent que la Laïcité est bafouée. L’on peut s’étonner de tant d’ignorance sur ce qu’est la Laïcité. D’où ma question sur le rapport entre séquence à la piscine et laïcité. C’est de cela dont il s’agit. Point.

 

Monsieur Blanquer, madame Boudjahlat, vous deviez nommer le mal que vous n’avez pas nommé ! Ce n’est que dans ce cas-là que vous étiez légitimes pour opposer le principe de Laïcité et des lois qui s’y rapportent à la religion, dans le cadre scolaire. Encore faut-il avoir le courage de nommer ce qui est contraire aux lois françaises et non vos attitudes timorées. Sur cette séquence évoquée des séances de piscine durant les heures de sport à l’école, il n’est nullement fait état nommément d’un quelconque prosélytisme religieux.

 

Ceci étant, mon tweet a basculé sur mon profile Facebook. Une première personne qui avait mal lu ou mal regardé l’émission est venue me dire sa désapprobation. Soit. Le lendemain, Mme Boudjahlat, sans doute alertée par un ami, vint lâcher sur mon fil une déferlante d’insultes, occultant la question que je posais, initialement. D’autres internautes vinrent l’épauler dans sa vindicte, notamment je fus surpris du commentaire méprisant et suffisant de Mme Pina. Cette même Mme Pina, qui d’accoutumée vire de son mur le moindre internaute venant exprimer un avis contraire au sien, que je n’avais sollicitée d’aucune manière que ce soit. Toutefois, cette dernière, moins aveuglée que sa comparse, n’insista pas dans le mode « insultes » et ne réapparut pas sur mon mur. Et de convenir qu’il est compliqué de ve tenter d’écarter le propriétaire de son propre mur. En revanche, Mme Boudjahlat, elle, s’est laissée emportée par sa haine de ma personne ou de ce que je représente. En effet, elle revint plusieurs fois poster des commentaires incendiaires sur mon mur Facebook, me considérant d’indigne, de stupide, pas prompt à la questionner quant à son tout récent passage télévisé, me traitant de gourou, j’en passe et le parti politique que je dirige, de secte…

 

L’on s’étonnera que nos enfants « parlent mal »…

 

Alors,

Comment une citoyenne peut-elle tenir de tels propos ?

Comment une professeure des écoles peut-elle tenir de tels propos ?

Comment une responsable associative peut-elle tenir de tels propos ?

Comment une femme politique peut-elle tenir de tels propos ?

 

D’aucun conviendra que cette séquence est pour le moins saugrenue.

Je n’ai pas dénoncé les écrits de cette dame à Facebook, d’autres ont dû s’en charger puisque paraît-il, elle a été exclue quelques semaines du réseau social.

 

Et puis,

Merci de ne pas m’insulter par correction pour ceux qui nous lisent.

Merci de ne pas m’insulter par respect pour les militants et sympathisants du parti politique que je dirige.

Merci de ne pas m’insulter par respect des bénévoles de l’association dans laquelle j’évolue.

Merci de ne pas m’insulter devant les collègues de travail qui me lisent.

Merci de ne pas m’insulter devant les camarades syndiqués et des personnels que j’accompagne et défends.

Merci de ne pas écrire vos méchancetés sur mon compte devant mes enfants.

Merci de respecter les enfants auxquels vous enseignez et leurs parents.

Merci de vous conformer, madame la professeure, à ce que la France attend de vous : honneur, déontologie, respect, éthique.

 

Un conseil, enfin. N’utilisez la Laïcité qu’à bon escient ; elle est fragile et mère de liberté.

 

Je n’ai fait que poser 1 question. Question simple, concise, se référant à 1 séquence précise et à laquelle je n’ai toujours pas eu de réponse, ni de monsieur le ministre de l’Éducation Nationale, ni de madame la professeure des écoles.

 

Qu’importe le sujet, pourvu qu’on ait l’insulte.


Racines & Cie

Votre post est très intéressant, chère Monique Plaza, comme tous les autres. L’on peut aussi y lire les réponses très éclairées des uns et des autres. Cela est très enrichissant.

Ce post revêt, à mon sens, une importance toute particulière. La quête du soi imposée par les médias, les groupements d’individus (associations culturelles, cultuelles, de mœurs…) avec obligation de se situer dans une société où l’on est conditionné tous azimuts.

De fait, et cela me parait édifient et terrifiant, l’individu ne parvient plus à réfléchir par lui-même et l’on voit même certains s’interdir de dire ce qu ils pensent, rattrapés par l’Histoire qu’on leur impose d’accepter, de porter, de véhiculer.

Je suis pour les « laissons chacun vivre à son allure » et « donnons à tous les clés de l’émancipation » sans que personne, qu’aucun ensemble constitué ne s’impose à autrui quelle que soit la forme que cela revêt. En cela, la loi française propose tous les outils. Il n’est, dès lors, plus besoin de vouloir convaincre qu’on doit se réclamer de telle mouvance ou de telles racines.

L’Humanisme, seul, doit permettre cela. Toute autre considération politique, religieuse, spirituelle, n’est que considération passagère permettant de classer les personnes en groupements constitués et facilement mobilisables, manipulables.

Maintenant, il y a le rôle de l’Etat. Celui-ci s’est mis en tête de faire de la gestion de pays, de populations à la petite semaine. Il n’instruit plus, il (les visions politiques) ne propose plus. Il s’adresse essentiellement aux communautés fédérées.

Dès lors que l’État ne considère plus un individu comme un citoyen, la réflexion est laissée aux premiers de cordée et aux têtes de réseaux.

Les autres suivent et s’entretuent.


Le Service national n’est pas la solution

Cessez donc vos récupérations et vos propositions « rustines » !

Je cite M. Bayrou, président du MoDem, sur BFMTV, le 9 août 2016 : « Un changement profond de la société est nécessaire. Cette réforme consiste à créer un service national universel, civique et de sécurité afin de lutter contre la division de la société française. »

Celles et ceux qui pensent que le retour du service militaire, en France, règlera la situation de crise que le pays traverse actuellement se fourvoient. Triste constat que celui de l’impuissance de celui, de ceux qui souhaiteraient gouverner mieux que celui qui occupe la fonction présidentielle face à une réalité qui nous dépasse ou encore étrange proposition qui laisserait penser que face à une situation qu’on ne voudrait voir se résoudre, on l’entretiendrait.


Le voile à l’École dépasse le cadre de la Laïcité

Pour toute sortie, on enseigne aux élèves que les règles de l’établissement s’appliquent à l’extérieur tant qu’ils sont dans une activité scolaire. Et les parents seraient autorisés à enfreindre les lois que leurs enfants sont tenus de respecter ?

Malika Sorel, citait Abdelwahab Meddeb dans Le Figaro, en 2014 : « le voile n’est pas un simple bout de tissu. Il constitue une atteinte au principe de l’égalité et de la dignité partagées entre les sexes (…) et qu’il convient de situer la prescription du voile dans une société phallocratique, misogyne, construite sur la séparation des sexes, sur une hiérarchie des genres. » Alors, pourquoi pousser plus loin la réflexion ? Seuls les démagogues, les clientélistes, les lâches s’y essaieront. Certains vous traiteront même d’islamophobe voire de raciste.

Laïcité, ce rempart qui va céder à l’obscurantisme qui se déversera sur nos démocraties occidentales. Outre le dieu Dollar, nommé Euro dans nos contrées, qui conditionne nos vies, habitudes, comportements, outre le combat encore long pour atteindre l’égalité F/H dans nos sociétés, il est bon de rappeler que femmes et hommes naissent, en France, égaux en droit et devoirs et que rien ni personne n’est autorisé à contraindre autrui à une pensée, croyance ou accoutrement et autres signes extérieurs religieux, politiques… Il n’est plus question d’invoquer la Laïcité puisque la Loi de 1905 se voit reprise à toutes les sauces, selon qu’on est religieux extrémiste, politicien démagogue. Ce sont les fondements de la société française qui sont bousculés. On ne parlera pas de remise en question, à ce stade mais l’on crée les conditions pour exacerber les tensions et opposer les Français les uns aux autres. Pas d’investissement pour l’École -> pas d’émancipation des élèves -> pas d’autonomie -> pas de projet individuel -> encore moins de projet commun. Il ne reste plus qu’à montrer du doigt ce que l’on souhaite, à l’instant T ou sur la période P et l’ensemble de la population de ce fait


Entre #musulmans et mairie de #Clichy, c’est toujours le dialogue de sourds via #LeParisien

La situation dure depuis mars dernier. J’avais relaté les faits, ici et fait un rappel des règles, là.

À ce jour, aucune solution n’a été trouvée pour solder cette situation qui devient embarrassante pour les pratiquants du culte musulman, la Mairie de Clichy et, par-dessus tout, les riverains et plus largement les habitants et celles et ceux qui empruntent la voie publique.

En effet, il est flagrant qu’est créé un trouble à l’ordre public dès lors qu’un rassemblement de personnes obstrue une ou plusieurs voies de circulation. Forces Laïques 92 avaient déjà filmé la prière musulmane d’un vendredi dans les rues de Clichy, en mars 2017, et dénoncé l’atteinte à l’ordre public, avéré.

Ce que je demande, c’est que le maire et ses équipes continuent de respecter la loi de 1905 qui, dans son article 2, rappelle que l’Etat ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. Je demande au préfet des Hauts-de-Seine de prendre les mesures nécessaires pour faire respecter l’ordre public et permettre aux Clichois et aux Franciliens qui circulent de le faire sans contrainte.

De surcroît, je souhaite que les fidèles de la mosquée … puissent prier en toute quiétude et sécurité, dans un lieu adapté à leurs besoins et invite les responsables de l’association … à faire le nécessaire dans le respect de la règle rappelée supra.


Éducation : le constat, ma vision

J’ai souhaité réagir à cet article de l’Observatoire des Inégalités qui constate que la France n’investit pas financièrement dans l’éducation de nos enfants tels que le font les trois quarts des pays européens, plus qu’elle.
Avant toute considération financière, je m’attache à la gestion, au mode de fonctionnement, à la formation du corps enseignant, à l’esprit de notre École.
Cela est abordé en dernière partie du texte. L’on n’a pas investi pour capitaliser sur tous les plans, l’on ne s’est donc pas modernisé, l’on a donc fait le choix de ne pas vouloir que nos enfants et nous-mêmes nous émancipions à l’école.
Ce constat est un crève-coeur. Je le répète de temps à autres mais les gens ont peur du changement et pensent que cela pourrait être pire.
Le plus difficile pour nous, œuvrant dans un parti politique, est de trouver le bon angle pour aborder ce sujet majeur qui met à mal notre société. Comment faire comprendre que si l’on n’abandonne pas l’électorat que représente les fonctionnaires de l’Éducation Nationale, notre société française, s’écroulera ? Aurions-nous suffisamment de courage, nous-mêmes, politiciens élus et non élus pour oser remettre en question tout un système édifié sur les ruines d’après guerre ?

On a du boulot !

À l’heure où les contre-pouvoirs s’estompent, où la bien-pensance s’installe doucement, où l’on éteint la lumière à tous les étages, il est temps de reprendre la main sur tout ce qui fait que nous pouvons vivre libres de conscience, de nos choix et de nous mouvoir.

Je ne saurais dire si un seul manigance tout ça ou s’ils sont plusieurs. Peut-être même  n’est-ce la volonté de personne. Cela voudrait alors dire que penser qu’on nous manipule serait être paranoïaques.

Peu importe ; les effets sont là. Pauvreté, déchéance, désespoir, insécurité… Le pouvoir s’exerce par l’argent. Nous ne sommes pas des priorités. À peine considérés. Les prévisions, celles avec lesquelles on nous bassine constamment, sont tout autant construites par le prisme financier, qu’elles soient environnementales ou sociales.

N’avez-vous pas l’impression si ce n’est la certitude que quelque chose vous échappe en permanence ? Que vous ne maîtrisez pas votre vie ? Certes, par exemple, une moitié de Français, selon les sondages si l’on peut encore s’y fier, part en vacances l’été. Cela voudrait dire que l’on vit encore dans un certain confort. Mais pour combien de temps ? Il faut toujours réduire les dépenses de première nécessité, de confort et de soin. Pour se soigner, il faut choisir : cette année, ce sera le laser à un œil ; l’année prochaine, les lunettes de l’un de vos enfants. Des mesures gouvernementales ont été prises pour un « reste à charge zéro » dans le dentaire. Parallèlement, on assiste au démantèlement des services hospitaliers de proximité et donc de l’assistance au public. Prendre sa voiture pour se rendre aux urgences à 50 kms parce-qu’il n’y a même plus de médecin généraliste pour vous aider lors d’un malaise, ça coute et pas que de l’argent.

Tout autant, ça ne bouge pas. Enfin si, il y eu les Gilets Jaunes. Ils sont toujours là. Au départ, les 3/4 de la population les soutenaient. Aujourd’hui, ils sont une poignée d’incompris. Le message originel de détresse s’est mué en fronde dégénérée envers et contre tous, causant plus de troubles que de réparations. Ce qui m’interroge, c’est cette faculté que nombre d’entre nous avons à exclure, nous exclure et participer par là-même à la partition de notre société et à organiser notre propre inconfort et saborder nos promesses d’avenir.

Cela se vérifie dans le monde du travail, particulièrement. C’est là, bien souvent, que les relations entre les hommes et les femmes trouvent leur sens, que Le tissus social se crée, s’entretient. Or, et l’organisation du travail dans le privé, peut-être encore plus dans le public, il apparaît que l’on ne se parle plus, soit que nos portes sont fermées, soient que l’on a un casque sur les oreilles. Si l’on se positionne à l’extérieur d’un bâtiment, on peut y apercevoir des robots voire des êtres humains de laboratoire.

Quel que soit son job, l’on est confronté au mal-être, soi-même ou l’un de ses collaborateurs. Les responsables ne sont pas épargnés.

Alors, on fait quoi ? On essaie d’aller mieux en se disant que c’est passager, en prenant des médicaments, des drogues. On endosse même des rôles de maton auprès de ses collègues dans l’espoir d’être choisi pour aller mieux par celui ou celle qui en a le pouvoir. Cet être supérieur dans la hiérarchie de l’entreprise n’a même plus besoin de missionner. Chacun s’érige en bourreau de ses paires.


La France doit s’engager dans une mutation radicale de son système économique – Revue Politique et Parlementaire

Pour Laurence Taillade et Raphaël Nasuti, la France doit s’engager dans une mutation de son système économique. Retrouvez leur tribune
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En route vers un nouveau modèle de société…