On a du boulot !

À l’heure où les contre-pouvoirs s’estompent, où la bien-pensance s’installe doucement, où l’on éteint la lumière à tous les étages, il est temps de reprendre la main sur tout ce qui fait que nous pouvons vivre libres de conscience, de nos choix et de nous mouvoir.

Je ne saurais dire si un seul manigance tout ça ou s’ils sont plusieurs. Peut-être même  n’est-ce la volonté de personne. Cela voudrait alors dire que penser qu’on nous manipule serait être paranoïaques.

Peu importe ; les effets sont là. Pauvreté, déchéance, désespoir, insécurité… Le pouvoir s’exerce par l’argent. Nous ne sommes pas des priorités. À peine considérés. Les prévisions, celles avec lesquelles on nous bassine constamment, sont tout autant construites par le prisme financier, qu’elles soient environnementales ou sociales.

N’avez-vous pas l’impression si ce n’est la certitude que quelque chose vous échappe en permanence ? Que vous ne maîtrisez pas votre vie ? Certes, par exemple, une moitié de Français, selon les sondages si l’on peut encore s’y fier, part en vacances l’été. Cela voudrait dire que l’on vit encore dans un certain confort. Mais pour combien de temps ? Il faut toujours réduire les dépenses de première nécessité, de confort et de soin. Pour se soigner, il faut choisir : cette année, ce sera le laser à un œil ; l’année prochaine, les lunettes de l’un de vos enfants. Des mesures gouvernementales ont été prises pour un « reste à charge zéro » dans le dentaire. Parallèlement, on assiste au démantèlement des services hospitaliers de proximité et donc de l’assistance au public. Prendre sa voiture pour se rendre aux urgences à 50 kms parce-qu’il n’y a même plus de médecin généraliste pour vous aider lors d’un malaise, ça coute et pas que de l’argent.

Tout autant, ça ne bouge pas. Enfin si, il y eu les Gilets Jaunes. Ils sont toujours là. Au départ, les 3/4 de la population les soutenaient. Aujourd’hui, ils sont une poignée d’incompris. Le message originel de détresse s’est mué en fronde dégénérée envers et contre tous, causant plus de troubles que de réparations. Ce qui m’interroge, c’est cette faculté que nombre d’entre nous avons à exclure, nous exclure et participer par là-même à la partition de notre société et à organiser notre propre inconfort et saborder nos promesses d’avenir.

Cela se vérifie dans le monde du travail, particulièrement. C’est là, bien souvent, que les relations entre les hommes et les femmes trouvent leur sens, que Le tissus social se crée, s’entretient. Or, et l’organisation du travail dans le privé, peut-être encore plus dans le public, il apparaît que l’on ne se parle plus, soit que nos portes sont fermées, soient que l’on a un casque sur les oreilles. Si l’on se positionne à l’extérieur d’un bâtiment, on peut y apercevoir des robots voire des êtres humains de laboratoire.

Quel que soit son job, l’on est confronté au mal-être, soi-même ou l’un de ses collaborateurs. Les responsables ne sont pas épargnés.

Alors, on fait quoi ? On essaie d’aller mieux en se disant que c’est passager, en prenant des médicaments, des drogues. On endosse même des rôles de maton auprès de ses collègues dans l’espoir d’être choisi pour aller mieux par celui ou celle qui en a le pouvoir. Cet être supérieur dans la hiérarchie de l’entreprise n’a même plus besoin de missionner. Chacun s’érige en bourreau de ses paires.

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