J’ai généralement du mal à considérer la religion, les cultes objectivement. Tant de guerres, tant de heurts, tant d’incivilités, tant d’oppression, tant d’opposition, de soumission, de négation, de rejet des différences, des non croyants… de l’inégalité entre femme et homme.

En France, le malaise est bien présent et chacun le ressent : les signaux nous parvenant de celles et ceux qui s’arrogent l’interprétation du fait religieux pour le diffuser de manière à imposer une vision de la société, on confirme aux règles qui régissent notre société, sèment le trouble et la méconnaissance et l’incompréhension viennent parachever leur action, suscitant la crainte et la défiance entre les communautés religieuses, elles-mêmes très fédérées et les athées et agnostiques.
Pourtant, je me refuse à me laisser embarquer dans des raccourcis qui mènent à des considérations malveillantes vis-à-vis de telle ou telle communauté ou jeter l’opprobre et le discrédit sur tel ou tel théologien pour trouver des coupables aux maux qui rongent une société, en l’occurrence, la nôtre.
Il est un constat. Les tensions entre les citoyens français augmentent, banalisant toujours plus les atteintes à l’intégrité physique et morale de nos concitoyens. Les causes sont sociétales. L’État français, avec à sa tête des représentants élus par le peuple, issus des partis politiques, n’investit plus dans l’émancipation des citoyens. La Culture et l’Éducation sont deux piliers fondamentaux du savoir. Comment un élève obtenant le baccalauréat, en 2017, serait capable d’entrer pleinement dans la vie active ? On ne lui a, depuis 15 années passées, assis en classe, pas enseigné de quoi croire en lui mais plutôt en ceux qui décident à sa place. Comment, en France, un élève de terminale peut-il ne serait-ce qu’une seconde, envisager qu’il puisse être lui-même acteur de sa vie professionnelle ? Ajoutons-y la chape de plomb qui pèse sur les zones géographiquement défavorisées, dans les banlieues, dans les campagnes, le jeunesse de France ne peut envisager prospérer comme d’autres générations, avant elle, a pu, ne serait-ce qu’une seconde, l’envisager.

Alors, m’interdisant tout raccourci visant à culpabiliser des communautés religieuses, je préfère m’interroger sur les raisons qui font que, dans une société où tout est prévu pour que chacun trouve sa place et puisse vivre à peu près sereinement et confortablement, les pouvoirs publics, élus de la République en tête, laissent la part belle à la prolifération de discours et d’actes haineux voire même les encouragent et les entretiennent, visant à opposer les uns aux autres.
Ainsi, je partage cette réflexion d’Emmanuel Dupuy qui permet de se poser des questions essentielles sur Ka place de la religion en France et particulièrement celle de l’islam qui, il faut le dire, occupe le devant de la scène dans l’esprit collectif.

L’islam en France et l’islam de France : le grand oubli de la campagne présidentielle. La tribune d’Emmanuel Dupuy et Karim Ifrak | Opinion Internationale

https://www.opinion-internationale.com/2017/05/19/lislam-en-france-et-lislam-de-france-le-grand-oubli-de-la-campagne-presidentielle_50694.html

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